P a r c o u r s   e t   d é m a r c h e

Toujours en quête de dépassement, c’est d’abord par la gymnastique artistique qu'Audrey développe un grand intérêt pour la performance physique. Elle complète ensuite une formation professionnelle à l’École de danse contemporaine de Montréal (EDCM). Une fois ses études terminées, elle devient pigiste. Aussi, elle profite de l’occasion pour se spécialiser en breakdance, ce qui lui permet de décrocher son premier contrat d’interprète au sein d’une production de Destins Croisés. Elle collabore depuis à une foule de projets mettant sa créativité à contribution. 

 

Soucieuse d’approfondir davantage sa démarche artistique, Audrey s’initie au théâtre corporel et s'ouvre ainsi à de nouveaux codes d’interprétation et de création dramaturgique. Outre son expérience scénique, elle développe ses compétences en pédagogie et en médiation culturelle par l’enseignement et la promotion de la danse.

 

 

 

 

 

 

Audrey aime contribuer aux processus créatifs des projets dans lesquels elle s'implique comme interprète. Rapidement, elle ressent le besoin de créer ses propres chorégraphies. Elle met en scène plusieurs pièces qu'elle présente via les diffuseurs tels que Tangente, Quartiers Danses, Bouge d’ici, Zone Homa, Short & Sweet, Vue sur la Relève et Danse-Cité. De plus, elle chorégraphie plusieurs vidéodanses qui, par le biais d’internet, rejoignent un autre public.

 

Quatorze ans s’étant écoulés depuis ses débuts, son destin croisé d’interprète et de chorégraphe lui a permis d’acquérir une maturité artistique à la mesure de ses aspirations. Désirant transiter éventuellement du rôle d’interprète à chorégraphe, elle souhaite présentement développer et affirmer sa signature artistique. Privilégiant une approche multidisciplinaire, elle cherche à métisser les différents médias et moyens d’expression auxquels elle s'est familiarisée.

 

« En plein élan créatif, elle reste cependant très attachée à son rôle d’interprète. Que ce soit dans ses propres créations ou pour d’autres chorégraphes, Audrey compte encore fouler les planches des salles de danse. « Je veux encore me plonger dans d’autres univers, repousser les limites et me mettre en danger. J’ai envie de continuer à être une artiste polyvalente ». L’accumulation de projets collaboratifs et la création de sa propre compagnie font parties des aspirations de la jeune chorégraphe trentenaire. »

 

Mélanie Carpentier, Revue jeu, février 2016

À travers chacune de ses créations, Audrey Bergeron tente de trouver un juste équilibre entre une démarche novatrice et la démocratisation de l’œuvre qui en découle. Tout en préservant l’intégrité de ses préoccupations artistiques, elle est motivée par le défi de présenter des créations qui demeurent accessibles et attrayantes pour le grand public. Et c’est grâce au métissage disciplinaire (danses urbaines et contemporaines, théâtre corporel, vidéodanse) qu'elle souhaite atteindre cet objectif.

 

Du côté de son vocabulaire gestuel, elle explore des qualités contrastantes qu'elle aime opposer pour en tirer les diverses nuances. Attaque et fluidité; puissance et délicatesse; fougue et précision; imprévisibilité et organicité sont autant d’éléments qui coexistent dans ses créations de manière cohérente. À travers cette approche, elle persiste à  trouver l’équilibre, cette fois entre une esthétique proche de l’abstraction (dont l’univers engage l’imaginaire du spectateur) et un visuel gorgé de références théâtrales et familières (où le spectateur se retrouve sur un terrain qu’il croit reconnaitre). Enfin, quoiqu'elle entretienne un goût particulier pour la prouesse physique, elle n’en fais usage que pour subtilement étayer le phrasé de ses chorégraphies.

 

 

 

« Par le chas de l’aiguille d’Audrey Bergeron est une pièce complète qui dévoile un travail d’envergure entre diverses approches et disciplines. La chorégraphie est réfléchie et mène le spectateur à réfléchir sur l’humain dans toutes ses formes. Le tissage entre la danse contemporaine et le langage cinématographique est bien palpable. L’aiguille coud les bouts de tissus ensemble, une métaphore qui relie les deux arts. »

 

Ève Tessier, Les Méconnus, janvier 2016

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Performance (2013)

Collaboration avec Louis-Elyan Martin © Svetla Atanasova

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